Don du sang à Hénin Beaumont
25/06/2010 23:27 par dlr14ème_62
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Don du sang à Hénin Beaumont
25/06/2010 23:27 par dlr14ème_62
L'Etablissement français du sang organisera, avec le concours des donneurs de sang bénévoles d'Hénin Beaumont, une collecte à la salle des fêtes rue Voltaire. Rendez vous le mardi 29 juin 2010 entre 9h00 et 12h00 et 14h00 et 17h30. Venez nombreux !
NDA sur I-Télé
25/06/2010 23:18 par dlr14ème_62
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NDA sur I-Télé
25/06/2010 23:18 par dlr14ème_62
NDA sera l’invité de la Matinale d’I-Télé, mardi 29 juin de 8 h 10 à 8 h 25.
Retraites : que le pouvoir cesse de prendre ses ordres chez Moody’s !
25/06/2010 23:15 par dlr14ème_62
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Retraites : que le pouvoir cesse de prendre ses ordres chez Moody’s !
25/06/2010 23:15 par dlr14ème_62
COMMUNIQUE DE PRESSE
Retraites : que le pouvoir cesse de prendre ses ordres chez Moody’s !
La réforme des retraites suscite une vague de protestation et de mobilisation à la hauteur de son injustice et de sa myopie.
Les Français sont prêts à la réforme, mais pas à une réforme inefficace, qui pénalise le plus grand nombre au profit des plus favorisés.
Ce projet gouvernemental, qui semble dicté par Moody’s & Co, est tout bonnement inacceptable car il menace profondément la cohésion sociale de notre pays telle que l’a mise en place le Conseil National de la Résistance à la Libération.
Le gouvernement a tenté de brouiller les pistes avec une fausse concertation puis de faire diversion avec le Mondial de football, mais tous ses faux-fuyants ont échoué.
Face à la colère qui se lève dans le pays et qui ne pourra que grandir ces prochaines semaines, il n’a plus le choix : les Français doivent être entendus, la réforme des retraites être rapidement mise sur la table des discussions.
Nicolas DUPONT-AIGNAN - Député de l’Essonne - Président du rassemblement gaulliste Debout la République
Le libre échangisme ne vise pas à assurer la prospérité des peuples, mais à détruire les systèmes nationaux de protection sociale
25/06/2010 23:08 par dlr14ème_62
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Le libre échangisme ne vise pas à assurer la prospérité des peuples, mais à détruire les systèmes nationaux de protection sociale
25/06/2010 23:08 par dlr14ème_62
Le libre-échangisme, machine de guerre contre les systèmes de protection sociale
Bernard Cassen, président d’honneur d’Attac
Communication au colloque « Convergences pour dépasser le libre-échange » organisé le 10 avril 2010 à Paris.
Il y a toujours un temps de retard entre le vote des traités ou des lois, leur mise en œuvre et la perception qu’en ont ensuite les citoyens. C’est la loi du genre, mais cela peut aussi être une tactique délibérée pour avancer masqué dans des domaines sensibles.
C’est effectivement ce qui s’est passé avec la plupart des décisions européennes de libéralisation tous azimuts, dont on n’a mesuré les effets désastreux que bien longtemps après leur adoption. La quasi totalité des responsables politiques se réclamant de la gauche de gouvernement le savent parfaitement, mais rares sont ceux disposés à l’admettre publiquement. Cela reviendrait en effet pour eux à abjurer ce qu’ils ont encensé, à faire leur autocritique publique et à sortir du « politiquement correct européen » hors duquel on nous serine que toute ambition présidentielle est par avance vouée à l’échec en France.
Heureusement, les libéraux n’ont pas de ces pudeurs. Eux, au moins, n’hésitent pas à afficher la couleur. Pour celles et ceux qui ont voté le traité de Maastricht en 1992, je vais citer les propos, tenus en 1999, d’une personnalité éminente qui, au début des années 1990, avait imposé ses vues aux négociateurs dudit traité. En particulier à la France de François Mitterrand, de Michel Rocard et de Pierre Bérégovoy. Il s’agit de M. Hans Tietmeyer, alors président de la Bundesbank, dont la Banque centrale européenne n’est que la transposition, en plus « indépendant » encore, au niveau européen.
Répondant, à la fin août 1999, à la veille de son départ à la retraite, à une question qui lui était posée sur les conséquences sociales de la récente mise en place de l’euro, le patron de la « Buba » s’exprimait ainsi : « L’homme de la rue n’en est pas conscient. Tout le monde ne comprend pas encore de quoi il s’agit ». Pour la gouverne de l’« homme de la rue », ce modèle de banquier central auquel Jean-Claude Trichet s’évertue de ressembler, mettait ensuite carrément les pieds dans le plat. Que l’on en juge : « La concurrence entre les systèmes de protection sociale sera plus forte, pas seulement vis-à-vis du monde non européen, mais aussi à l’intérieur de l’Europe… Il faut de la concurrence entre les systèmes fiscaux, tout comme entre les systèmes de protection sociale nationaux… Il n’y aura pas de retour en arrière, c’est définitif » [1].
L’un des mérites de cette déclaration-vérité est de rappeler que la mise en concurrence des systèmes de protection sociale et de fiscalité - ce qui, en clair, signifie leur alignement vers le bas - est d’abord intra-européenne avant d’être planétaire. Nulle surprise à cela. L’Union européenne (UE), et cela dès le traité de Rome de 1957, lorsqu’elle s’appelait CEE, a toujours aspiré à se diluer dans un marché unique mondial, malgré les gigantesques écarts de développement entre nations et continents.
Les libertés dites « fondamentales » de l’UE, telles qu’elles sont rappelées dans, entre autres - et c’est un comble - le préambule de la Charte des droits sociaux fondamentaux annexée au traité de Lisbonne (libertés de circulation des capitaux, des biens et des services, auxquelles il faut ajouter celle des personnes) n’ont rien de spécifiquement européen. Elles ont valeur universelle. On les retrouve dans les chartes des deux principales organisations internationales de ce que j’appellerai volontiers l’Internationale libérale : le Fonds monétaire international (FMI) et l’Organisation mondiale du commerce (OMC).
Une parenthèse à ce sujet : en d’autres temps, en France, se trouver à la tête de ces deux institutions, honnies des mouvements sociaux du monde entier, aurait été jugé incompatible avec l’appartenance à quelque formation politique progressiste que ce soit. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. On voit le grand bond en arrière effectué en trois décennies. Il est pour le moins insolite de condamner l’ « ouverture » de Nicolas Sarkozy à des personnalités prétendument « de gauche » et, dans le même temps, de se féliciter d’en voir d’autres, tout autant « de gauche », si l’on ose également utiliser cette expression dans leur cas, occuper les postes de commande qui leur ont été concédés par les gouvernements piliers de la mondialisation libérale, en premier lieu par celui des États-Unis.
Les Dominique Strauss-Kahn et Pascal Lamy sont au système capitaliste globalisé ce que les Bernard Kouchner et Eric Besson sont, mais cent crans au-dessous, au système sarkozyste national. Je réclame donc l’indulgence pour ces ministres qui, eux au moins, ont la décence de ne plus être titulaires de la carte d’un parti de gauche.
Il ne faut pas être Prix Nobel d’économie pour comprendre qu’il existe une radicale contradiction entre, d’un côté, l’ouverture internationale en matière financière et commerciale - le libre-échangisme, pris au sens générique -, et, d’un autre côté, la pérennité des systèmes de protection sociale nationaux.
Le premier article du Code français de la Sécurité sociale affirme que « l’organisation de la Sécurité sociale est fondée sur le principe de solidarité nationale ». Cette solidarité s’exprime par le devoir de s’acquitter de prélèvements dits obligatoires, en l’occurrence de cotisations et d’impôts. La logique du système libre-échangiste est de laminer ces sources de financement, et donc de saper les fondements de la solidarité.
Les mécanismes sont connus de tous. Les cotisations sociales sont dépendantes à la fois du nombre de personnes employées à un moment donné et du niveau des salaires. Or le libre-échange détruit les emplois aussi bien au Sud qu’au Nord. Ce n’est pas moi qui le dis, mais l’organisation-sœur du FMI, la Banque mondiale elle-même. Dans un rapport publié en 2003 [2] et qui est cité dans un document de l’ONG War on Want au titre explicite (Trading Away Our Jobs, c’est-à-dire « Comment le commerce emporte nos emplois »), l’auteur écrit : « Pendant les périodes de libéralisation du commerce, on peut s’attendre à ce que le rythme de destruction des emplois soit plus rapide que celui de création des emplois. La globalisation pourrait donc être associée à une augmentation du taux de chômage ».
Même la Commission européenne est obligée de reconnaître cette évidence, malheureusement corroborée par l’expérience quotidienne des fermetures d’entreprises et des délocalisations. Dans son rapport de 2006 sur la création d’un Fonds européen d’ajustement à la globalisation – d’un montant dérisoire de 3,5 milliards d’euros sur 7 ans –, elle écrit que la libéralisation commerciale « entraîne des licenciements à grande échelle » et la « détérioration des conditions d’emploi » dans l’Union européenne.
J’ai préféré citer des sources d’une orthodoxie irréprochable pour rappeler la corrélation libre-échange/ chômage que des auteurs comme Jean-Luc Gréau, Hakim El Karoui, Emmanuel Todd et Jacques Sapir avaient de toute manière brillamment démontrée ces dernières années. Donc, davantage de chômeurs, mais aussi stagnation, voire baisse des revenus salariaux dans les secteurs exposés à la concurrence internationale. Je ne reviens pas ici sur l’articulation libre-échange/ déflation salariale établie, entre autres, par les travaux de Jacques Sapir. Le résultat est sans appel : les rentrées fournies par les cotisations salariales ne peuvent qu’être tendanciellement orientées à la baisse. Restent les impôts. Mais, là aussi, la libéralisation totale des mouvements de capitaux et les paradis fiscaux sont de puissants outils pour la recherche du « moins-disant fiscal », que ce soit pour les entreprises ou pour les particuliers. Je ne crois pas qu’il se trouve beaucoup de personnes prenant au sérieux la prétendue lutte de l’OCDE ou du G-20 contre ces centres « off-shore » qui sont autant de refuges de la délinquance, voire de la criminalité financière organisée.
L’UE n’est pas crédible dans ce domaine. Non seulement certains de ses membres à part entière sont eux-mêmes des paradis fiscaux spécialisés dans des niches particulières (Autriche, Chypre, Irlande, Luxembourg notamment, mais les territoires ou micro-États sur lesquels ils exercent leur juridiction en dernier ressort (îles anglo-normandes, Andorre, Monaco, San Marin, etc.) ne vivent que du non-droit fiscal. Même sans l’existence de ses paradis fiscaux, l’UE offrirait de belles possibilités aux réfractaires au fisc en raison des disparités d’imposition entre pays membres. C’est l’argument utilisé par Nicolas Sarkozy pour justifier le bouclier fiscal.
Hans Tietmeyer nous avait prévenus : la concurrence entre les systèmes fiscaux et donc, par ce biais, entre les systèmes de protection sociale n’est pas une exception, mais bien la règle dans l’UE. C’est pourquoi tout discours sur l’avenir des retraites, pour prendre un exemple d’actualité, relève du tour de passe-passe s’il ne prend pas en compte les logiques européennes qui, toutes, ont pour conséquence l’assèchement des ressources fiscales et salariales destinées à la protection sociale.
Rétrospectivement, on mesure la faute historique majeure commise par François Mitterrand en 1988 lorsqu’il avait renoncé à exiger une directive sur l’harmonisation de la fiscalité de l’épargne comme condition de l’adoption de la directive sur la libéralisation des mouvements de capitaux. Mitterrand préférait une Europe libérale à pas d’Europe du tout. Trente ans après, nous avons effectivement le libéralisme au pouvoir partout, et presque pas d’Europe, sauf pour libéraliser encore davantage. Le cas de la Grèce est édifiant à cet égard.
Résumons-nous : le libre-échangisme est une machine de guerre contre la protection sociale, et les politiques européennes en constituent un rouage redoutable. Maintenant une question : quel parti ou syndicat aura l’honnêteté et le courage de le dire tout haut ? Qui prendra le risque de se faire taxer de « protectionniste » ou d’ « anti-européen » par des médias entre les mains des grands intérêts financiers et industriels, voire par des responsables politiques répétant comme des perroquets une vulgate apprise à Sciences-Po ou à HEC ?
Pour ces timorés en mal de références alternatives, mais indiscutables, on suggèrera de prendre appui sur un texte étonnant et peu connu : la Déclaration de Philadelphie, première Déclaration internationale des droits à vocation universelle, proclamée le 10 mai 1944, quelques semaines avant les accords de Bretton Woods et quatre ans avant la Déclaration universelle des droits de l’homme. Ce texte, auquel Alain Supiot consacre un livre à lire absolument [3], se présentait comme une Déclaration concernant les buts et objectifs de l’Organisation internationale du travail (OIT).
Près de 70 ans après, ce texte est d’une actualité aussi brûlante que celui du programme du Conseil national de la Résistance en France, adopté le 15 mars 1944, et dont le Medef réclame la mise à l’Index. Altermondialiste avant la lettre, la Déclaration affirme que « le travail n’est pas une marchandise » ; elle pose la nécessité de la « sécurité économique » et indique que la justice sociale est « le but central de toute politique nationale et internationale ». C’est-à-dire exactement l’inverse des principes du néolibéralisme. Voilà un texte à brandir aujourd’hui et à confronter aux prétendues « libertés » des traités européens qui constituent le carcan dans lequel doivent s’inscrire les politiques nationales.
Se poser la « question européenne » devrait être un préalable à toute réflexion sur la protection sociale. On n’en prend pas actuellement le chemin. Mais cette omerta ne pourra durer indéfiniment. Arrivera bien un jour le moment où les citoyens se rendront compte qu’on les a enfermés comme des mouches dans un bocal de verre européen sur les parois duquel ils butent en permanence. Et grande sera alors la tentation de briser le bocal. Le rôle des responsables politiques devrait être de délivrer les citoyens de ce bocal plutôt que d’avoir à en ramasser après-coup les fragments épars.
Notes :
[1] International Herald Tribune, 23 août 1999.
[2] M. Rama, Globalization and Workers in Developing Countries, World Bank, Washington DC, 2003.
[3] Alain Supiot, L’Esprit de Philadelphie, Seuil, Paris, 2010.
Avis de tempête pour Nicolas Sarkozy
25/06/2010 22:57 par dlr14ème_62
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Avis de tempête pour Nicolas Sarkozy
25/06/2010 22:57 par dlr14ème_62
Ce n’est qu’un avis pour l’instant car nous sommes fin juin et les grandes vacances approchent. Mais entre la hausse du chômage, la mobilisation contre la réforme des retraites et les multiples polémiques sur les membres du gouvernement, la rentrée s’annonce difficile.
Une rentrée sociale délicate
Tous les voyants sont au rouge pour l'équipe au pouvoir. Le chômage poursuit inexorablement sa hausse et pourrait bien franchir le cap des quatre millions en métropole (en incluant les personnes ayant eu une activité réduite). 3,92 millions de Français sont ainsi en recherche d'emploi (2,7 millions en catégorie A). Alors que l'inflation et les hausses de salaires demeurent trés faibles, le prix du gaz va encore augmenter, soit une hausse de prés de 15 % en trois mois. Hier, la manifestation contre la réforme des retraites a connu une mobilisation "assez forte" selon les mots du ministre du travail, Eric Woerth : 800 000 personnes selon la police, 2 millions selon les organisateurs. On peut considérer qu'à la veille des vacances, en pleine coupe du monde du football, il s'agit d'un succès, même s'il est vrai qu'il restera isolé. Néanmoins, cela devrait motiver les syndicats pour des actions d'ampleur à la rentrée, moment plus propice.
Il y a clairement un sentiment d’injustice parmi la population. Il faut dire que la réforme en cours pénalise beaucoup plus les personnes qui ont commencé à travailler tôt, qui devront travailler deux ans de plus alors que ceux qui ont poussé leurs études au moins jusqu’à 21 ans ne devront travailler que six mois de plus. Il est probable que le gouvernement lâchera du lest pour éviter un blocage, comme l’a suggéré le ministre sur la pénibilité, dont le rapprochement avec une incapacité de 20% a choqué.
République irréprochable ou république des copains ?
Le sentiment d'injustice est profondément renforcé par les innombrables affaires qui sont révélées sur l'équipe au pouvoir. Nicolas Sarkozy avait fait campagne sur la "République irréprochable". Il laisse aujourd'hui l'impression que c'est tous le contraire. Bien sûr, le gouvernement allume habilement des contre - feux avec par exemple la suppression de la garden party de l’Elysée et il pourrait annoncer une réduction du budget des ministères la semaine prochaine. Mais cela demeure des mesurettes par rapport au sentiment profond qui s'installe dans la population. Il faut dire que le problème est ancien et date du démarrage du quinquennat avec l’escapade sur le bateau de Vincent Bolloré, le feuilleton sur la vie sentimentale du président, la hausse de son salaire, les nominations polémiques (Henri Proglio, Radio France, Jean Sarkozy à l’EPAD…). Mais ce sentiment a encore été renforcé par les innombrables polémiques des derniers jours.
Bref, entre un gouvernement dont le comportement se rapproche parfois plus d’une république bananière que d’une « République irréprochable » et un climat social tendu par le chômage, les hausses de prix et la réforme des retraites, la rentrée sera chaude pour Nicolas Sarkozy.
Laurent Pinsolle
Communiqué
24/06/2010 12:27 par dlr14ème_62
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Communiqué
24/06/2010 12:27 par dlr14ème_62
Notre délégué de circonscription s’est vu soutenu aujourd’hui par Messieurs Ferrari et Noel devant la campagne de discrédit lancé gratuitement sur un site, pourtant signataire de la charte de bonne conduite des blogs héninois. Ceux –ci se sont désolidarisés des propos haineux et infamants dirigés à l’encontre de notre délégué. Ils déplorent également la violence du ton employé contre un ami de notre délégué qui n’étant pas adhérent de DLR, n’avait pas à faire les frais de cette violence gratuite. Nous les remercions de cette attitude républicaine.
Le comité local héninois DLR
L’austérité version britannique
23/06/2010 19:53 par dlr14ème_62
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L’austérité version britannique
23/06/2010 19:53 par dlr14ème_62
Un vrai volontarisme budgétaire
Le calcul politique du gouvernement de David Cameron est sans doute habile. Autant frapper un grand coup dès le début du mandat, alors que la responsabilité de la situation peut encore être attribuée aux travaillistes, en espérant que la croissance n’en soit pas trop affectée et que des marges de manœuvre apparaissent en fin de mandat. En effet, il n’y aurait rien de pire que de devoir présenter un nouveau plan d’austérité dans deux ans, faute de mesures suffisantes.
Le gouvernement compte réduire le déficit de 150 à 20 milliards de livres en 5 ans ! Le plan comporte des hausses d’impôt : la TVA va ainsi passer de 17.5 à 20%, rapportant 13 milliards de livres, l’impôt sur les plus-values va passer de 18 à 28% et une taxe sur les banques devrait rapporter 2 milliards. Côté dépenses, il va geler les salaires de la fonction publique, supprimer des postes et réduire les budgets sociaux (via, entre autres, une remontée de l’âge de départ à la retraite à 66 ans).
Un véritable agenda néolibéral
Le principal (seul ?) point positif de ce plan est la remontée de la fiscalité sur les plus-values, qui permet de rapprocher la fiscalité du capital de celle du travail. Mais, parallèlement, le gouvernement s’est curieusement engagé à une baisse de l’impôt sur les sociétés, qui va passer de 28 à 24% en 4 ans, le niveau le plus faible du G20. En outre, les ménages payant la tranche inférieure de l’impôt sur le revenu vont bénéficier d’un abattement de 170 livres en 2011.
Si l’on peut comprendre l’intérêt de la Grande-Bretagne à baisser la fiscalité sur les entreprises (de manière à les attirer sur son territoire), il est tout de même incroyable qu’une hausse de la TVA serve indirectement à la financer, surtout à un moment où les profits des entreprises restent élevés (puisqu’ils devraient retrouver leur sommet d’avant la crise dès 2011 ou 2012). Cela montre encore la puissance du capitalisme actionnarial qui extrait toujours plus de valeur de la société.
David Cameron a fait le choix d'une rigueur extrême pour en faire porter la responsabilité sur les travaillistes. En France, le virage se fait plus progressif mais il ne devrait pas être moins réel, comme l'indique l’interview de Claude Guéant au Financial Times.
Laurent Pinsolle
Oligarchies
23/06/2010 19:41 par dlr14ème_62
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Oligarchies
23/06/2010 19:41 par dlr14ème_62
Au moment où les Français sont de plus en plus exaspérés par cette sorte d’impunité qui règne chez les « oligarques » du pays, le Président de la République décide de supprimer la Garden Party de l’Elysée.
Coup de pub dérisoire qui ne trompera pas nos concitoyens.
J’aimerais bien qu’on m’explique en quoi la suppression symbolique de ce rituel républicain (dont il conviendrait plus simplement et moins spectaculairement de modérer le coût) rendra notre République plus « irréprochable ».
En vérité, le Président de la République, le Premier Ministre et le gouvernement ne comprennent pas le ras le bol des Français vis-à-vis de l’irresponsabilité générale et de la connivence de la classe dirigeante avec les puissances d’argent et des privilèges toujours plus exorbitants des très privilégiés alors qu’on demande un effort supplémentaire aux classes moyennes et aux plus modestes. Montesquieu insistait sur l’indispensable vertu nécessaire à la survie de la république. La vertu ne s’affiche pas, elle se vit. La plus élémentaire vertu aurait dû alerter Eric Woerth qu’on ne peut pas être le trésorier de l’UMP et en même temps le ministre du Budget, tout en ayant pour conjointe une gestionnaire de la première fortune de France.
La plus élémentaire vertu aurait dû conduire M. Blanc à s'abstenir de fumer ses havanes aux frais du contribuable.
La plus élémentaire vertu aurait dû obliger M.Bouton, PDG de la Société Générale, à démissionner après le scandale Kerviel, comme M. Escalettes, Président de la Fédération Française de Football, au coup de sifflet final du match France / Afrique du Sud.
En vérité, c’est tout un système qui commence à exploser en vol, un système qui repose avant tout sur la résignation, voire la complicité, du politique vis-à-vis des nouvelles féodalités financières du pays. Seul l'Etat pourrait mettre bon ordre dans cette jungle des « copains et des coquins ». Seule son abstention intéressée, au nom d'une « modernité » qui nous renvoie en réalité au Moyen-Age, permet cette anarchie au profit de quelques gros intérêts ! C'est bel et bien cette internationale du fric et des puissants, charriée par une mondialisation qui a bon dos, qui déconstruit un peu plus chaque jour la République.
Quel culot d'avoir brisé le monopole public des jeux de hasard au profit de quelques « amis » du pouvoir ? De même comment tolérer que l’Etat soit actionnaire de grandes banques et renonce volontairement à exercer aucun pouvoir au sein des Conseils d’administration ?
On pourrait énumérer encore tant d'exemples !
Oui, le terme « oligarques » par lequel je débutais ce billet, n'est pas trop fort !
NDA
Comment va-t-on recréer le franc ?
23/06/2010 19:33 par dlr14ème_62
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Comment va-t-on recréer le franc ?
23/06/2010 19:33 par dlr14ème_62
· Gérard Lafay, professeur émérite à l’université Paris-II – lemonde.fr
Contrairement aux espoirs annoncés, l’euro a manifestement échoué. A l’intérieur de la zone concernée, il n’a engendré qu’une faible croissance économique, une délocalisation des activités industrielles et la persistance du chômage, tout en accentuant les divergences entre les pays membres. La politique de la Banque centrale européenne a en effet suscité une surévaluation chronique de la monnaie unique européenne, et elle a permis un endettement accentué des nombreux agents économiques, tant publics que privés. Au lieu de jouer un rôle d’entraînement, l’Allemagne a mené une politique salariale inutilement restrictive, accentuant le déficit de certains pays de la zone, au point de les conduire au bord du gouffre.
Sur le plan économique, l’euro ne pourrait être poursuivi qu’en menant un fédéralisme budgétaire, solution préconisée par Messieurs Jean-Claude Trichet et Dominique Strauss-Kahn. Cohérente sur le plan économique, cette solution est inapplicable politiquement dans un régime démocratique. Elle impliquerait le même type de transferts budgétaires que celui qui existe, à l’intérieur de chacune des nations, entre les régions riches et les régions pauvres. Or l’Europe n’est pas une nation, qui a l’habitude d’accepter cette forme naturelle de solidarité. Le pays le plus riche, l’Allemagne, exclut même formellement une telle formule, ayant déjà suffisamment payé pour mettre à niveau les länder de l’ex-RDA.
A plus ou moins brève échéance, l’euro est donc condamné. La question n’est donc pas de savoir s’il faut recréer le franc : une telle issue est inéluctable. La seule question pertinente est de connaître les conditions dans lesquelles ce processus va se dérouler.
Le plus grave serait de subir en catastrophe, sous la pression de la spéculation, une dislocation désordonnée de la zone euro. Au lieu de pratiquer la politique de l’autruche, en se berçant d’illusions, il faut donc préparer calmement la solution alternative qui va s’imposer impérativement. D’une part, en précisant les conditions de recréation des différentes monnaies nationales, et en particulier du franc français. D’autre part, en mettant en place un nouveau système monétaire européen.
Techniquement, la recréation du franc français, comme celle des autres monnaies de l’actuelle zone euro, est une solution facile, qui prendra au plus quelques mois. On a déjà l’expérience de l’opération inverse, qui a abouti à la création de l’euro, et on connaît l’exemple de diverses zones monétaires qui se sont scindées, que ce soit lors de la division de la Tchécoslovaquie ou lors de l’éclatement des anciennes fédérations soviétique et yougoslave. Il conviendra simplement de dissoudre la Banque centrale européenne, de répartir ses réserves de change au prorata des apports initiaux, et de restituer à la Banque de France l’intégralité de ses attributions.
La seule question posée est de savoir quel taux de conversion devra être adopté. La première solution, qui satisferait les nostalgiques, serait de prendre l’inverse de ce qui avait été retenu lors du passage à l’euro, c’est-à-dire de revenir au franc ancien qui existait avant 2002, en multipliant tous les chiffres par 6,55957. Cette formule aurait deux inconvénients : d’une part, de favoriser le dérapage inflationniste en troublant les consommateurs, comme ce fut le cas lors de l’opération de 2002 ; d’autre part, de modifier tous les contrats existants. La seconde solution, qui serait sans doute la meilleure, serait de prendre le taux de conversion le plus simple, c’est-à-dire de décréter qu’un franc nouveau est égal à un euro.
NOUVEAU SYSTÈME MONÉTAIRE EUROPÉEN
Vis-à-vis des autres monnaies, la valeur d’un franc nouveau sera déterminée par le marché des changes. Elle évoluera en fonction de la politique qui sera menée en France, tant dans l’économie que dans la gestion du change. Il est faux de s’imaginer que notre pays soit fatalement laxiste, car il fut autrefois exemplaire (à l’époque du général de Gaulle jusqu’en 1968, puis de Georges Pompidou). Non seulement la création d’un franc nouveau ne nous dispensera pas des efforts nécessaires pour rétablir la situation budgétaire et pour résoudre le problème des retraites, mais elle facilitera leur solution en permettant de retrouver les moyens de la croissance économique.
La création d’un franc nouveau doit aller de pair avec l’organisation d’un nouveau système monétaire européen, afin de sauvegarder les aspects positifs de l’Europe, tout en tirant les leçons des difficultés qu’avait connues l’ancien SME mis en place en 1979. Il conviendra de ne pas se focaliser sur les taux de change nominaux, mais de ne retenir que les taux de change réels, c’est-à-dire les niveaux relatifs de prix des pays les uns par rapport aux autres. Le maintien d’un taux de change réel exige que le taux de change nominal de la monnaie correspondante puisse varier en fonction des écarts d’inflation, en plus (appréciation) pour un pays peu inflationniste, en moins (dépréciation) pour un pays trop inflationniste.
La mise en place de ce nouveau système monétaire européen implique que l’on mette en priorité la politique de change dans chacune des nations européennes, compte tenu des anticipations des opérateurs. En influant sur le taux de change nominal, et tout en stérilisant ses effets internes, cette politique permet d’obtenir le taux de change réel qui est désiré pour chaque nation. Celui-ci doit être conforme à la solidité de son appareil productif, c’est-à-dire qu’il doit être d’autant plus bas que le pays est plus fragile structurellement afin d’équilibrer sa balance commerciale.
Ainsi, entre les pays européens, il faudra s’accorder sur les niveaux des taux de change réels qui correspondent à leur situation objective, en permettant aux pays en retard de se développer plus vite, mais sans leur donner un avantage excessif de compétitivité. Vis-à-vis du reste du monde, une monnaie commune, telle que l’écu, sera créée comme la moyenne pondérée des monnaies nationales, mais son taux de change réel devra demeurer réaliste, c’est-à-dire que le niveau moyen des prix européens ne devra pas être trop cher.
Mais la politique de change n’est pas toujours efficace si l’on se trouve en présence de partenaires dont la monnaie est visiblement trop bon marché, parce qu’ils achètent des réserves en devises étrangères (cas de la Chine). Sans pour autant s’engager dans la voie dangereuse du protectionnisme, la solution sera alors d’établir les conditions d’une concurrence loyale dans les échanges commerciaux avec les pays fautifs, par des prélèvements à l’importation et par des restitutions à l’exportation, comme Maurice Lauré l’avait préconisé en 1993.
Gérard Lafay, professeur émérite à l’université Paris-II
Les .... ça ose tous !
23/06/2010 15:11 par dlr14ème_62
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Les .... ça ose tous !
23/06/2010 15:11 par dlr14ème_62
Comme nous l’avons rappelé précédemment, la lutte du FN doit se faire sur le terrain. Dernièrement, celui-ci, au niveau local, a publié sur son blog un article de presse émanant du journal « Minute ». Nous condamnons et nous élevons contre les propos outranciers pour ne pas dire discriminants qu’a proféré « minute » ( le journal à parcourir d’un derrière distrait), à l’encontre de l’équipe de France de football. Nous ne sommes d’ailleurs pas surpris que celui-ci soit repris par le blog de Steeve Briois. Le FN, même light, reste fidèle à lui-même : un condensé de haine raciale et religieuse !
On peut certes, reprocher beaucoup de choses « aux bleus » :
- Des joueurs peu concernés par l’enjeu
- Un manque d’amour du maillot
- Des joueurs trop gâtés par l’argent…
Mais nous dénonçons ce procédé nauséabond qui consiste à attaquer les joueurs dans leur vie personnelle, leur origine, leur couleur de peau, leur foi religieuse…
Ce numéro n’aurait jamais du paraître. Les fourches caudines de la censure républicaine ne sont plus ce qu’elles étaient !
Remarquez bien le champ lexical utilisé dans cet article. Il véhicule en filigrane des idées d’exclusion, de racisme, d’anti – républicanisme dans un flot d’injures.
Propos discriminatoire : « ces gens-là », « ce converti à l’Islam »
Propos insultants : « bandes de voyous », « mafia », « petites frappes », « caïds », « tir aux p… »,
Propos offensant la vie personnelle : sur l’épouse d’un joueur,
Nostalgie de la royauté absolue : référence à un Louis XVI digne,
Propos insufflant la division nationale : « noirs et blancs »…
Décidément, « Minute » reste fidèle à l’image qu’en avait dit un jour le regretté Pierre Desproges : « c'est un journal avantageux ! Au lieu de vous emmerder à lire tout Sartre, avec un seul numéro de Minute, vous avez en même temps la Nausée et les Mains Sales!”. Quant à ses lecteurs, adeptes décérébrés de
la France pétainiste, je paraphraserai un autre auteur célèbre qui pensait certainement à ce genre d’abrutis :
« Le jour où l’on mettra les c… sur orbite, ils n’auront pas fini de tourner ! »
Le comité local héninois DLR